Né le 14 juin 1946 dans le quartier du Queens à New York, Donald Trump s’est imposé comme une figure incontournable du paysage économique, médiatique et politique américain. Fils du promoteur immobilier Fred Trump et de Mary Anne MacLeod, il a grandi dans le quartier aisé de Jamaica Estates. Face à un tempérament adolescent difficile, ses parents l’ont envoyé à l’École militaire de New York pour canaliser son énergie. Il a ensuite poursuivi ses études supérieures à l’université Fordham puis à la prestigieuse Wharton School de l’université de Pennsylvanie, où il a obtenu une licence en économie en 1968. Durant cette période, il a échappé à la conscription pour la guerre du Viêt Nam grâce à plusieurs reports et une réforme médicale.
Dans les années 1970, il a pris les rênes de l’entreprise familiale, la rebaptisant The Trump Organization. Il a rapidement réorienté les activités de la société vers le développement immobilier de luxe, principalement à Manhattan. Son ascension s’est matérialisée par la construction de la Trump Tower, achevée en 1983, qui est devenue son siège social et sa résidence principale. Son empire s’est étendu à travers l’acquisition d’hôtels prestigieux comme le Plaza Hotel, de la résidence de Mar-a-Lago en Floride, et le développement de casinos à Atlantic City, dont le célèbre Taj Mahal. Bien que certains de ces projets aient connu des faillites retentissantes, nécessitant des restructurations financières complexes et le recours au chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites à plusieurs reprises, il a su maintenir sa fortune et son image d’homme d’affaires à succès. Son nom est devenu une véritable marque internationale, apposée sur des vêtements, des parfums, et même des universités, bien que cette dernière entreprise ait fait l’objet de poursuites judiciaires importantes pour publicité mensongère avant d’être réglée à l’amiable.
Les principaux secteurs d’investissement au cours de sa carrière d’homme d’affaires incluent :
- L’immobilier de luxe à Manhattan, avec des gratte-ciel emblématiques, des immeubles résidentiels haut de gamme et des espaces commerciaux de premier plan.
- L’industrie du divertissement et de la téléréalité, renforçant sa présence télévisuelle et son influence culturelle à travers les États-Unis.
- Les complexes hôteliers et les immenses casinos, notamment ceux qui ont dominé le paysage d’Atlantic City dans le New Jersey pendant des années.
- Les terrains de golf professionnels, avec des acquisitions majeures et des rénovations coûteuses en Écosse, en Floride, et à travers le reste du monde.
- Les concours de beauté internationaux, tels que Miss Univers et Miss USA, qu’il a possédés et dirigés pendant près de deux décennies.
Au-delà de l’immobilier, il est devenu une véritable célébrité médiatique. Il a consolidé son image publique en animant l’émission de téléréalité The Apprentice de 2004 à 2015, popularisant sa célèbre phrase d’élimination des candidats. Cette omniprésence médiatique, combinée à la commercialisation agressive de son nom sur divers produits, a préparé le terrain pour ses ambitions politiques.
Sur le plan politique, son parcours a été marqué par des changements d’affiliation entre le Parti démocrate, le Parti de la réforme et le Parti républicain. Après avoir critiqué ouvertement les présidences de George W. Bush et de Barack Obama, il a remporté l’élection présidentielle de 2016 sous les couleurs républicaines avec son slogan axé sur la restauration de la grandeur américaine. Son premier mandat a été caractérisé par une politique migratoire stricte, des baisses d’impôts, la nomination de juges conservateurs et une guerre commerciale avec la Chine. Après sa défaite en 2020 face à Joe Biden et les événements tumultueux de l’assaut du Capitole en janvier 2021, il a fait face à de multiples poursuites judiciaires.
Malgré un climat juridique tendu et une condamnation pénale historique à New York, il a mené une campagne victorieuse en 2024, devenant le 47e président des États-Unis. Son second mandat, débuté en 2025, s’illustre par une approche encore plus affirmée, incluant la grâce présidentielle pour les émeutiers du Capitole, des réductions drastiques des effectifs fédéraux, et une politique étrangère fortement interventionniste marquée par des frappes militaires au Venezuela et au Moyen-Orient.

